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À l’issue de son démarrage, la mine de Kibali donne le signal d’un potentiel de création de valeur à long terme en RDC
Wednesday, October 9, 2013

Kinshasa, RDC, 10 octobre 2013 - La nouvelle mine d’or de Kibali, entrée en production le mois dernier, pourrait être l’élément catalyseur de la création d’une valeur significative à long terme en République Démocratique du Congo à condition d’être correctement traitée par l’ensemble de ses parties prenantes, selon ce qu’a indiqué Mark Bristow, directeur exécutif de Randgold Resources lors d’un point de presse tenu ce jour.

Randgold a développé et exploite la mine, qui sera l’une des plus vastes du genre sur le continent africain. En outre, Randgold est actionnaire à 45 % de la mine, à parité avec AngloGold Ashanti, le solde de 10 % étant entre les mains de la holding paraétatique congolaise, Sokimo.

M. Bristow a déclaré que malgré quelques appréhensions du marché quant au caractère raisonnable du lancement d’un projet aussi gigantesque dans cette région, la mine de Kibali a été mise en service en avance sur le calendrier prévu et dans le respect du budget annoncé.

« Nous avons prouvé aux sceptiques qu’ils avaient tort car toutes les parties prenantes - pouvoirs publics et population congolaises en tête - ont voulu cette mine et qu’elles ont mis toute leur énergie et leur coopération pour que la mine voit le jour. Le défi suivant consiste à continuer à faire vivre notre partenariat dans cet esprit et à collaborer tous ensemble pour asseoir le succès de Kibali de sorte que la mine serve de pilier fondateur à la construction du bien-être économique de la région », a-t-il ajouté.

La mine à ciel ouvert produit un million de tonnes de minerai par mois et l’usine qui a déjà atteint 80 % de sa capacité installée connaît une montée de mise à niveau satisfaisante. Avec la stabilisation imminente de sa production, la mine de Kibali est en passe de débuter la commercialisation de son or d’ici la fin du mois. Entre-temps, la construction des inclinés et du puits vertical de la mine souterraine est en avance par rapport au programme, le premier minerai extrait de la mine souterraine étant prévu pour 2015 tandis que l’exploration se poursuit en vue d’accroître les ressources de Kibali. Une actualisation des réserves de Kibali sera publiée à une date ultérieure d’ici la fin de l’année, en amont de la déclaration des ressources et des réserves normalement publiée tous les ans par Randgold.

« Nous communiquerons également sous peu de nouvelles prévisions sur la production du trimestre. Ces chiffres devraient dépasser nos estimations initiales de 30 000 onces, grâce au succès rencontré lors de ce démarrage prématuré. Nous comptons également, comme ce fut le cas pour toutes les autres mines développées par Randgold, voir Kibali dégager un bénéfice dès son premier trimestre d’exploitation commerciale», a ajouté M. Bristow.

« Randgold se considère être un vecteur de développement régional. Conformément à cette croyance, nous avons réussi à attirer des investisseurs ainsi que le gouvernement congolais pour qu’ils coopèrent avec nous à la mise en place d’une unité de production d’huile de palme dans la Province Orientale, où se trouve Kibali. Étant donné que la majeure partie des travaux de construction de Kibali sont à présent terminés, les effectifs ont été réduits de l’ordre de 2 500 personnes. Le projet d’entreprise d’huile de palme viendrait non seulement améliorer l’impact de cette baisse de la main d’œuvre employée par la mine, mais contribuerait aussi à faire de la RDC un exportateur d’huile et de savon. »

M. Bristow a expliqué que l’histoire minière de l’Afrique est jalonnée de projets ayant échoué car les sociétés chargées de leur exploitation et des pouvoirs publics avides avaient voulu renflouer leurs caisses trop rapidement, au détriment de la création de valeur.

« Dans la Province Orientale, les parties prenantes associées à la mine de Kibali ont eu l’opportunité de démarrer sur de bonnes bases et de montrer au monde entier ce qu’il était possible de faire en Afrique dans le cadre d’un véritable partenariat entre une société minière et ses hôtes. À ce jour, Randgold a tenu toutes les promesses qu’elle s’était engagée de réaliser, voire davantage. Nous espérons que les autorités congolaises vont également tenir les engagements qui leur incombent, notamment la construction des capacités administratives requises afin de remplir leurs obligations dans le cadre du Code Minier», a-t-il déclaré.

« Cette loi est toujours en cours de révision. Nous attendons d’en connaître la teneur dans sa dernière version révisée pour formuler des commentaires. Nous sommes cependant pleinement impliqués dans le processus de révision et les pouvoirs publics ont été informés de notre conviction selon laquelle tout changement négatif apporté à la loi dans sa forme actuelle ferait barrage au développement d’autres projets comme celui de Kibali en RDC. »


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