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Kibali coule son premier lingot en avance sur le calendrier
Monday, September 23, 2013

Denver, Colorado, 24 septembre 2013 - Le projet aurifère géant de Kibali en République démocratique du Congo a démarré la production très en avance sur son objectif initial de la fin d’année et conformément aux prévisions financières, a annoncé ici aujourd’hui Mark Bristow, directeur exécutif du copropriétaire Randgold Resources, qui développe et exploite le projet.

En marge du forum annuel de l’or de Denver, Mark Bristow a déclaré que l’équipe de développement de Randgold ne s’était rendue sur le site qu’en janvier 2010 et depuis, elle avait bâti une mine d’or de classe mondiale dans une des régions les plus reculées d’Afrique, faisant ainsi plus que doubler ses réserves à 11 millions d’onces et portant ses ressources à plus de 21 millions d’onces.

« Il s’agit d’un véritable exploit en matière de géologie, métallurgie, génie et logistique, ainsi que sur le plan de la négociation et de la diplomatie, et sa réussite est un hommage à l’équipe de Randgold ainsi qu’aux autorités congolaises, la communauté locale et nos partenaires d’affaires, sous-traitants et fournisseurs , a-t-il- indiqué. Kibali représente un investissement initial de 1,7 milliard USD de Randgold et son partenaire, AngloGold Ashanti.

Avec ce démarrage précoce, a ajouté Mark Bristow, Kibali devrait dépasser sans problème son objectif de production de 30 000 onces pour le reste de cette année et se trouver en bonne voie pour réaliser la prévision de l’an prochain de 550 000 onces. Le projet sera développé en deux phases. Dans la première, le circuit des oxydés de l’usine a été mis en service en premier et traite le minerai d’oxyde issu du stock de réserve de plus d’un million de tonnes déjà produit par la mine à ciel ouvert. Le démarrage des ventes d’or est prévu pour le mois prochain lorsque le circuit sera en régime stabilisé. Le circuit des sulfurés sera mis en service au deuxième trimestre 2014. La Phase 2, qui se déroule parallèlement à la Phase 1 mais se prolongera jusqu’en 2016, comprendra l’achèvement de la mine souterraine dont le développement est déjà bien avancé. La mine souterraine devrait accéder au premier minerai au début de 2015, les opérations d’abattage en chambre démarrant plus tard au cours de cette année. Kibali mettra également en service, quatre installations hydroélectriques au cours des deux phases pour permettre à la mine d’accéder à l’énergie bon marché issue de l’abondant potentiel hydro- électrique de la RDC.

Mark Bristow a indiqué que le vaste programme de réinstallation, soit le déplacement de plus de 4 000 foyers de 14 villages situés sur le site de Kibali, vers la nouvelle ville modèle de Kokiza, s’est également achevé dans les délais impartis. L’administration de Kokiza est actuellement en voie de transfert aux pouvoirs publics locaux.

« Kibali est la cinquième mine de classe mondiale remise par Randgold à ses parties prenantes depuis 2000 quand la mine de Morila a été mise en service, et il est significatif que cela intervienne à un moment où le secteur de l’exploitation aurifère procède généralement à l’annulation de projets, à des coupes budgétaires et à la révision en baisse des plans de croissance face au repli du prix de l’or. Elle illustre une fois de plus l’intérêt de la stratégie à long terme de Randgold de création de valeur par la découverte et le développement, et de continuer à investir dans notre avenir même en période de recul du prix de l’or », a-t-il dit.

Dans sa présentation au Forum qui a suivi, Mark Bristow n’a pas manqué de rappeler que n’étant pas parvenu à créer de valeur réelle au cours des 10 années de boom du prix de l’or, le secteur minier se retrouvait une fois de plus confronté à la lutte pour sa survie.

« Le problème tient tout simplement au fait que lorsque le prix de l’or a grimpé, il y a eu la ruée pour accroître la production à tout prix. Et comme les investissements dans la croissance avaient fait défaut, le secteur n’est pas parvenu à remplacer le minerai qu’il avait extrait à la même teneur. De fait, la teneur de ses réserves a diminué de plus de la moitié sur cette période. Et comme il a continué à exploiter au-dessus de la teneur des réserves, le problème s’est aggravé de trimestre en trimestre », a-t-il poursuivi lors de son allocution.

« Maintenir ou augmenter la production quand la teneur diminue de moitié nécessite de doubler la capacité d’extraction et de traitement, d’où il s’ensuit également doubler l’investissement et le total des coûts directs de production par once. Voilà la vraie question à laquelle l’industrie doit faire face. Pour réduire le total des coûts directs de production et augmenter les rendements, l’industrie sera contrainte de faire remonter à ses opérations la courbe des teneurs, ce qui impliquera l’arrêt de productions actuelles, aussi douloureux que cela puisse être. »


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